Jour 3. London

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C’est au son de la pluie qu’on s’est réveillé ce matin. Après huit bonnes heures de sommeil. Surprenant, vu les conditions douteuses dans lesquelles on dormait. Stationnés aux côtés de semi-remorques, le silence était rarement au rendez-vous. Néanmoins, à 11h, Sacha sonne l’alarme pour le réveil.

L’avantage de dormir dans un truck stop c’est d’avoir un grand choix de déjeuners le lendemain. Quoique à 11h c’est plutôt un dîner… En sol ontarien, le Tim Hortons s’impose comme un choix évident. Café extra-large et sandwich matin, fin prêt pour prendre la route et affronter les six heures restantes avant d’atteindre London.

En route, c’est la guerre à savoir qui aura accès à la seule prise de courant disponible. Je réussi à faire recharger mon cell et partager ma connexion internet avec les autres passagers, ce qui nous a permis de se mettre à jour sur la vie extérieure.

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Raph voulait que j’ajoute les paroles des tounes au site, donc il m’a prêté son ordi… Pour découvrir que son écran à été brisé dans le transport. C’est donc avec les 2 pouces de hauteur qui fonctionnaient encore que j’ai dû travailler sur le site Web. Une tâche plutôt ardue avouons-le… Par contre, vous pouvez dès maintenant aller apprendre les paroles à vos chansons préférées dans la section « Disco ».

Vers 5h,on fait un petit arrêt à Milton pour partir en quête d’un LCBO et ainsi pouvoir s’hydrater à base de houblon. Les bras remplis de Colt 45 et de Steam Whistle, je crois avoir fait le mix parfait côté rapport qualité-prix. On a aussi profité de l’escale pour faire des emplettes au Great Canadian Superstore: Ramen, biscuits, barres tendres et beaucoup d’eau. Je n’aurai plus à manger du beef jerky avec des jelly beans.

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Grises en main, tout l’équipage reprend la route en écoutant de vieux succès emo: Taking Back Sunday, Silverstein, Funeral for a Friend, Finch, etc.

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On arrive finalement à London, où ça semble être la journée de la collecte d’ordures, car une quantité de divans plus grande que l’inventaire d’Ameublement Tanguay se retrouve sur les trottoirs.

À peine les pieds à l’intérieur du Nite Owl, je sais que ce sera toute une soirée. La grosse PBR à 4$, éclairage tamisé très sexuel et peintures de tattoos au mur.

Robigrise et moi montons la table de merch pendant que Sacha documente les moindres faits et gestes de la bande. Tout le monde s’affaire à sa tâche. Le sound check en cours, je suis surpris par un son excellent pour la grosseur du bar! La meilleure acoustique de salle de la tournée à date.

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Habituellement, le Nite Owl est fermé le lundi soir, mai quand même, plus d’une trentaine de personnes se sont présentées, incluant les gars de The Flatliners! La nuit de sommeil a semblé donner de l’énergie aux gars, car ils étaient déchaînés. Même Dan jouait sur le tapis de l’entrée du bar. Éclairés par des lustres et entouré de tapisserie rouge à motif de Paisley, l’ambiance était très feutré, mais l’énergie a quand même fait vibrer les murs du petit bar de London. C’est un de ces publics où tout le monde porte ses clés sur un mousqueton derrière ses pantalons: Tout le monde a semblé ravi de la musique rapide, mais sentie des deux groupes.

Après le show, le gérant du bar et la barmaid nous ont payé des shooters de Crown Royal que nous avons grandement apprécié. C’était délectable.

Ensuite, à la fermeture du bar, à 1h, le staff du Nite Owl nous ont invité à les suivre au Runt Club. Théoriquement fermé, on a pu entrer sans problème dans le bar sportif situé à quelques coins de rue.

Nous avons eu droit à des baguettes de pain au pavot gratuites de la part du chef et même une poivrière. Nos repas de marde seront maintenant des repas de marde bien épicé.

Rendu très grisé, cette soirée à terminé comme elle se devait… J’ai affirmé à la bande quelque chose que j’ai eu bien de la misère à dire dernièrement: je les aime.

Déclarations d’amour et French kisses terminés, Dustin du Dude Ranch nous invite à aller dormir chez eux avec les gars d’Astpai.

Le sommeil ne devrait pas être trop dur à trouver. À demain, départ pour Toronto en avant-midi.

L’homme moustachu, roadie et geek de tournée

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Photos © 2012 Hugo Royer. Certains doits réservés


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