Europe. Jour 11. Tempête de neige et télé allemande.

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Après une bonne nuit de sommeil à rêver à Will Sasso et ses citrons, on se lève pour repartir vers la Germanie. Il est l’heure du dîner et on reprend la route.

Question d’agrémenter notre voyage, mère nature se met de la partie et nous envoie une belle tempête de neige. On ne s’en sortira jamais. Je pense réellement que c’est moi qui attire les foudres de la météo en tournée avec les Hunters.

On finit par arriver à Giessen, Allemagne. C’est dans un espèce de squat. Un centre d’infos antifaschiste. De l’extérieur, c’est ultra thrash, mais une fois à l’intérieur, c’est vraiment moin pire. Il y a un backstage avec une table de babyfoot. On se sert nous même dans le frigo à bière.

Après avoir installé le stock, un énorme chaudron sort de la cuisine. Encore une fois, de la bonne bouffe végé, rien pour aider le mal de fessier du bassiste.

On finit nos platées de tofu et beans et un reporter de la télé allemande est sur place. Il attend qu’on finisse pour interviewer Doum et Raph. Il a préparé des questions sur le dernier album, la vie de tournée et la série Driving on Promises. Il devait seulement être de passage pour l’entrevue, mais reste finalement pour le show.

Dans la salle, aucun crust punks, seulement des gens comme nous. Il n’y a pas de moniteurs et le kit de son n’est pas le meilleur de la tournée, mais ça ne se reflète pas du tout dans la performance des gars. Il y a quelques personnes qui connaissent par coeur les paroles des chansons. Qui aurait cru!

Le show se termine et on doit trouver absolument du wifi — ce qui semble inexistant en Allemagne — pour imprimer la facture des CDs à récupérer demain en route pour Zürich. Après s’être cassé la tête pour trouver une façon de se connecter à Internet, quelqu’un de la salle nous dit qu’il y a un ordi avec Internet dans le bureau d’employés. YEAH! Par contre, tout est en Allemand et c’est un peu compliquer d’utiliser Word et une imprimante dans une langue étrangère. Surtout quand l’imprimante décide de ne pas collaborer et que l’ordi est monté en Linux. 45 minutes à sacrer et redémarrer, je réussi à imprimer la facture et, du même coup, des download codes pour vendre dans les prochains jours.

On doit se lever très tôt demain, car le promoteur doit venir fermer l’endroit à 10h et nous, on doit partir très tôt, car le détour pour aller chercher les CDs ajoute 2h à la route.

Les gars de Face the Front croient qu’ils peuvent se coucher plus tard que nous, mais ce ne sera pas le cas, pour un deuxième soir en ligne.

On installe les matelas par terre et on dort dans l’odeur de cigarettes de Face the Front. Ils fument environ 12 000 paquets de tops par jour, pas facile pour les poumons.

Hugo Royer


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