Europe. Jour 7. La malédiction de la mini.

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Mon cadran sonne tellement tôt. Il est déjà l’heure d’aller au déjeuner. 9h30. J’essaye de réveiller les gars, mais ils font comme d’habitude et sont tellement durs à réveiller.

Finalement, ils se lèvent et se préparent. Ça fait déjà 20 minutes que j’essaye de les faire aller dans le lobby pour manger.

On mange le petit lunch offert par l’hôtel et on remonte faire un somme à la chambre. Il y en a quelques uns qui ont eu une dure nuit, donc ça va être utile de dormir un peu. J’en profite pour utiliser le wifi de l’hôtel, car il n’y a pas de wifi à la salle ce soir. Quelques messages envoyés durant la nuit québécoise. Il est 5h à la maison et j’espère que les cellulaires que j’ai textés sont en mode silencieux.

À 11h, les gars dorment encore et on doit être sorti de la chambre. Lentement, mais sûrement, ils finissent par lever leur fessiers. On retourne au Cross Club pour chercher la van. Un beau trois heures de route à faire pour se rendre en Allemagne à Nürnberg.

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Durant le trajet, les déchets de la veille dorment sur les bancs arrières. Laurin et moi devant à affronter l’autoroute entre Prague et l’Allemagne. Je somnole un peu, mais je tiens compagnie à notre chauffeur.

Enfin arrivé en Allemagne, on fait un peu de repérage autour du bar de ce soir. On spotte un parking et il y a miraculeusement un wifi débarré qui donne un signal jusque dans la rue. On réseaute socialement un peu et on sort marcher pour aller manger. Le centre-ville est à environ 20 minutes de marche, mais on doit s’y rendre pour échanger les damnées couronnes tchèques à la banque. On tourne en rond, car on ne trouve pas ladite banque, malgré les indications données par les passants. Question de rendre notre quête encore plus difficile, il n’y a qu’une seule banque qui accepte la devise du pays voisin.

Après avoir cherché, Laurin se rend compte qu’on tournait autour depuis le début. Mission accomplie. Maintenant, l’heure de trouver une toilette et un restaurant où manger.

Encore une fois, on mange des kebabs. Les deuxième meilleurs de la tournée.

Le ventre plein. On marche en direction du Bela Lugosi. On se divise et on laisse Laurin à la gare. Il y rejoint son ami Alex qui va venir filmer pour 4 jours (Sacha Roy, tu as de la compétition). Avec les clés en main, on revient sur nos pas. On va attendre dans la van où on utilise encore une fois le wifi non-sécurisé. Il faut vivre dangereusement.

Une demie-heure plus tard, Laurin et son ami allemand arrive à la van, au même moment où on compose de grands succès avec l’aide d’auto-tune. Vive les applications pour téléphones et iPods.

On fait connaissance avec le remplaçant de Sacha et on va loader au bar. Une fois le stock à l’intérieur, un bon repas végé nous attend.

Ce soir encore, on a illimité d’alcool. Un des gars a le malheur de dire que ce sera la mini. Fidèle à la malédiction, c’est sûr que ce sera une des soirées les plus horribles.

Les gars sont les seuls à jouer ce soir et le bar est plein jusqu’aux portes extérieurs. Excellent show. Il y a même un gars d’Edmonton sur place.

Tout de suite après le show, la malédiction de la mini frappe. Les barmen sont tellement généreux qu’ils sortent le schnapps (pas la merde à la pêche comme à la maison, le vrai schnapps allemand. Ça ressemble à du moonshine. Dégueux.), le Jager (qui veut dire chasseur en allemand) et un alcool au gland (la noix).

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Il nous donne des bières et une bouteille de Pernod à rapporter pour faire le party chez le sosie de Mathieu Marcotte. Arrivé chez lui, on espère mettre la main sur un peu de wifi (c’est vraiment rendu une addiction de trouver le wifi). Ça fait seulement 3 semaines qu’il est déménagé et il n’a pas encore internet à la maison.

On s’ouvre une bière et on marche jusqu’au Matahari Bar où le promoteur travail. Bière et Pernod à la main, on déambule dans les rues désertes de Nuremberg. L’architecture est fantastiquue et c’est irréel.

On croise un bar de karaoké où une Allemande nous envoie chier et dit d’aller ailleurs. Définitivement, on est malchanceux avec les bars de karaoké (lire, encore une fois, le blog du roadie, édition originale, épisode 8, Toronto). Dans la rue, on fait quelques shooters de Pernod à la manière de maman oiseau.

Le Matahari Bar est juste à côté du bar de karaoké. Le wifi est présent et l’alcool gratuit aussi. On texte nos blondes, mais ici, il approche de 4h du matin. Ce n’est pas toujours des discussions pertinentes, mais on les aime quand même. On s’excuse. Surtout que nos batteries sont mortes tous en même temps, au milieu de conversations.

Le barman accepte toute nos demandes spéciales de musique. Alkaline Trio, Hot Water Music, Pearl Jam et compagnie.

On retourne à pied à l’appartement où on dort cette nuit. Pu de batteries, pu de wifi. Espérons que les blondes ne sont pas trop stressés ou troublées par nos messages. Rappellons qu’il n’est que 10h à la maison, alors qu’ici il est 4h du matin.

Bonne nuit.

Hugo Royer


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